Le bruit

Le bruit

Le bruit constitue une nuisance majeure dans le milieu professionnel ayant des conséquences sur la santé du salarié et la qualité de son travail. Un bruit se caractérise essentiellement par : son niveau (fort ou faible), sa fréquence (grave et aiguë), s’exprime en Hertz (Hz) et se mesure en décibels (dB).

RÉGLEMENTATION


*(valeur prenant en compte l’atténuation due au port d’un protecteur individuel contre le bruit)

RISQUES POUR LA SANTE

  • Fatigue auditive, acouphènes, perte de l’audition et surdité (phénomène irréversible).
  • Stress et risque accru d’accident :
    – Problèmes écoute/communication
    – Fatigue, pénibilité, anxiété
  • Autres effets :
    – Modification humeur, céphalées, irritabilité, troubles de la mémoire, troubles de la concentration.
    – Isolement, perte d’estime de soi, difficultés familiales sociales.
    – Perturbation du système cardio-respiratoire, digestif, endocrinien, trouble de la vision, troubles du sommeil.

PRÉVENTION DU RISQUE BRUIT

Evaluer le risque d’exposition au bruit : estimer le niveau sonore des postes et des situations de travail.

  • Définir les sources de bruit (machines, outils, environnement, coactivité, voix, etc.).
  • Effectuer des mesures représentatives de l’activité (conformément à la norme NF EN ISO 9612) :
    -Cartographie : repérer un certain nombre de sources de bruit et établir une carte de bruit.

-Dosimétrie : mesurer les niveaux sonores réellement reçus par les salariés. Transcrire les résultats de cette évaluation dans le                             Document unique.

Privilégier la prévention collective : supprimer ou limiter la production de bruit.

  • Conception des locaux : nouveaux locaux, réaménagement, matériaux utilisés.
  • Organiser le travail, choix de procédés, d’équipements ou de techniques alternatives moins bruyantes.
  • Réduire la propagation du bruit (contact entre les machines et leurs supports), diminuer le bruit issu des chocs (ex : tapis amortisseur).
  • Installer une barrière acoustique (capotage, encoffrement…).
  • Entretenir régulièrement les machines afin de préserver leur efficacité et réduire leur nuisance sonore.
  • Privilégier l’achat d’une machine ou d’un outil avec de bonnes performances acoustiques.

Organiser le travail et l’activité

  • Diminuer la durée d’exposition, alterner les postes de travail, rotation des tâches, aménager des pauses.
  • Éloigner les opérateurs des zones les plus bruyantes.*

Informer et former les opérateurs

  • Sur le danger sonore et sur les moyens de prévention.

Doter les salariés des protections auditives individuelles

  • Adaptées aux conditions de travail et à la personne.
  • Choisir les EPI en fonction de leur : efficacité, confort, facilité d’utilisation, compatibilité avec d’autres EPI.
    Le bruit est reconnu en maladie professionnelle (régime général tableau 42)

Environ 1 200 surdités professionnelles reconnues par an, 90 000 à 120 000 € par surdité reconnue.

Chronique de Marion Leroux (Infirmière en Santé au Travail)